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lundi 11 janvier 2010

L’ère de l’Internet mobile

Le constat est perceptible. Il suffit de regarder autour de soi, dans une gare ou une cour de récréation, pour remarquer la large adoption du téléphone mobile. Il y a encore dix ans, seule une minorité de personnes en disposait. Selon la Fevad, on dénombre approximativement plus de trois milliards de téléphones portables dans le monde, soit trois fois plus de téléphones que d’ordinateurs.
Le Japon est considéré comme le pays par excellence de l’utilisation du mobile avec environ 90 millions de mobinautes. La France, pour sa part, selon l’Observatoire trimestriel de l’Arcep de Mai 2009, compte autour de 18 millions d’utilisateurs de mobiles dont 11 millions avec une connexion 3G.

Aujourd’hui, toutes les entreprises commerciales significatives possèdent un site mobile : les banques (mobile.bnpparibas.net, societegenerale.mobi), les e-marchands (pricemini.mobi, mobile.fnac.com), les compagnies de transport (sncf.mobi). Morgan Stanley, dans son rapport ‘‘the mobile Internet report’’ du 15 décembre 2009 affirme que la croissance du trafic mobile entre 2009 et 2013 sera plus rapide que celle des six premières années (2000 à 2005) de l’Internet PC.
Forrester confirme cette poussée de l’Internet mobile en annonçant que le nombre de mobinautes va tripler d’ici 2014, atteignant 40% de la population en Europe de l’ouest.

Trois facteurs clés caractérisent cette expansion: Les services mobiles, les réseaux sans fil et les devices.

- Les services mobiles
Les opérateurs ont clairement saisis le message : le temps des profits colossaux générés par la voix est révolu. Le nouvel axe de développement s’opère autour des services mobiles : MMS, Visio, géo-localisation…. et de la relation client. Le potentiel du marché est donc énorme et suscite l’engouement des opérateurs, des constructeurs et des sociétés informatiques.

- Les réseaux sans fils
La saturation des réseaux voix, suivie de la compétition entre opérateurs qui infléchit sur les prix ont eu pour effet l’explosion des réseaux sans fils : GPS, 4G, Wi-fi… Les perspectives sont orientées vers le transfert des données et surtout vers le passage à l’IP de nos appareils électroménagers. Notre futur réfrigérateur commandera directement nos yaourts préférés sur le site du cybermarchand. L’intérêt pour les firmes de construction des réseaux des télécommunications renaitra au sein des places boursières.

- Les devices
Entre Kindle, smartphone, Wii, Iphone, etc… le choix est vaste. Morgan Stanley affirme que le modèle économique impulsé par Apple avec l’Iphone, composé des applications mobiles téléchargées depuis sa boutique en ligne Itunes, pourrait être « Fastest new tech device ramp/ ecosystem in history »[1]. Il augure également que ce marché devancera, à partir de 2012, celui des ordinateurs personnels, y compris les netbooks.


‘‘ Les consommateurs s'attendent à obtenir ce qu'ils veulent quand ils le veulent, de la paume de leur main.’’[2]. En effet, le mobile fait l’unanimité et s’est imposé comme l’outil favori de l’Internet. L’acquisition en novembre dernier par Google de AdMob, spécialiste de la publicité sur mobile pour un montant de 750 millions de dollars est un véritable signal qui amorce le passage de l’Internet PC vers le web mobile.

[1] ‘‘La rupture technologique la plus significative dans l’histoire’’
[2] “Consumers expect to get what they want when they want it, from the palm of their hand” Morgan Stanley

2 commentaires:

  1. Très intéréssant à savoir,

    merci pour ces informations.

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  2. On note effectivement l'intérêt des grands groupes comme Microsoft (Windows Phone 7), Google (Android) et Apple (i-phone) sur les technologies mobiles, suite à la brêche ouverte par l'i-phone. Les périphériques mobiles, sont de plus en plus orientés réseaux sociaux, info/commerce, jeux (en ligne) au détriment des opérateurs téléphoniques.

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